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Le dilemme vert: le glyphosate et les alternatives respectueuses de l'environnement

Le désherbage des services pour les espaces verts

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Le 16 novembre 2023, la Commission européenne a décidé de prolonger la licence du glyphosate pour 10 ans. Cependant, la sécurité de cet herbicide total est débattue depuis des années. C'est pourquoi les alternatives écologiques, telles que l'acide pélargonique, gagnent en importance. Face à l'imminence d'une réglementation stricte et d'une phytolicence obligatoire, les services verts ont de plus en plus de possibilités pour lutter contre les mauvaises herbes par d'autres moyens.

Le glyphosate est efficace

Bien que l'utilisation du glyphosate fasse parfois l'objet de débats, son utilisation professionnelle pour lutter contre les mauvaises herbes est très efficace. En effet, cet herbicide total empêche la production de certains acides aminés, tuant ainsi complètement la plante et ses ramifications. Grâce à son action rapide, les racines des mauvaises herbes disparaissent peu après l'application, ce qui permet un réensemencement rapide.

Glyphosate ou acide pélargonique?
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L'acide pélargonique combiné à l'hydrazide maléique est une excellente alternative au glyphosate grâce à son action efficace sur les racines (ECOstyle)

Lors de l'utilisation de pesticides, y compris le glyphosate, il est essentiel de suivre les instructions d'application. Par conséquent, il convient de toujours porter des vêtements de protection appropriés, d'utiliser la quantité recommandée, de se tenir à une distance sûre des cours d'eau et de respecter l'intervalle de temps entre l'application du glyphosate et l'entrée dans la zone traitée.

Réglementations strictes et interdictions

Les désherbants doivent toujours être utilisés avec prudence. Plusieurs études montrent que l'utilisation en amateur de produits phytosanitaires chimiques est souvent incorrecte et dangereuse. C'est pourquoi certaines mesures ont déjà été prises au fil des ans. Par exemple, l'utilisation et la vente de formulations contenant du glyphosate pour les particuliers ont été restreintes en 2018. A Bruxelles, l'interdiction est totale pour tout le monde.

Tous les services publics, ainsi que les services pour les espaces verts, ont également interdiction d'utiliser des pesticides depuis le 1er janvier 2015. Ce n'est que dans des cas spécifiques, comme l'absence d'alternatives non chimiques ou des coûts disproportionnés, qu'il est possible de déroger à cette norme après une demande auprès de l'Agence flamande de l'environnement. Par conséquent, cette loi encourage l'utilisation de méthodes de contrôle intégrées avec autant d'alternatives non chimiques que possible.

PHYTOLICENCE
Malgré les réglementations strictes et l'interdiction pour les services publics, la licence pour l'utilisation professionnelle du glyphosate a été prolongée par la Commission européenne jusqu'en 2033. Toutefois, les personnes qui souhaitent utiliser le glyphosate à titre professionnel doivent être en possession d'une phytolicence appropriée. Ce certificat délivré par le gouvernement fédéral atteste que les titulaires savent manipuler correctement ces produits phytosanitaires et leurs adjuvants.
Il existe cinq types de phytolicence, dont le niveau minimum requis pour les travailleurs des services verts est la licence P1. Ils sont censés connaître les risques des pesticides pour l'homme, les animaux et l'environnement, disposer du matériel adéquat pour appliquer ces produits en toute sécurité et connaître les règles d'utilisation applicables. De plus, les titulaires de phytolicences se tiennent au courant des évolutions actuelles en matière de protection des cultures grâce à des activités de formation complémentaires obligatoires.

L'interdiction des pesticides encourage l'utilisation de méthodes de lutte intégrée avec un maximum d'alternatives non chimiques

L'acide pélargonique, une alternative écologique

Alors que l'utilisation d'herbicides chimiques, comme le glyphosate, est souvent remise en question, les alternatives naturelles gagnent du terrain. Ces herbicides non sélectifs sont généralement constitués d'acides gras organiques présents à l'état naturel dans les plantes et les animaux et se biodégradent en eau ou en COdans le sol. Bien qu'ils constituent une alternative plus écologique, les produits à base d'acide pélargonique ressortent également de l'interdiction des pesticides dans les services publics.

Contrairement au glyphosate, ces pesticides ont une action totalement différente. L'acide pélargonique ronge la paroi cellulaire à partir du sol et endommage les membranes cellulaires. Les parties vertes de la plante perdent alors rapidement de l'eau, ce qui provoque des brûlures, un dessèchement et la mort de la plante. Comme les racines restent intactes dans cette application, une repousse n'est pas exclue. Il est donc recommandé d'appliquer le produit plusieurs fois pour les mauvaises herbes vivaces.

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Traiter les mauvaises herbes avec de l'acide pélargonique jusqu'à ce qu'elles dégoulinent, en respectant les instructions de dosage et en utilisant une  protection appropriée (DCM)

L'acide pélargonique agit mieux dans un environnement sec. Touchez bien toutes les parties de la plante afin de favoriser l'action rapide et efficace des acides. N'oubliez pas de nettoyer soigneusement le matériel de pulvérisation après l'application. Il est également recommandé de ne pas utiliser l'acide pélargonique à proximité des cultures en fleurs afin de protéger les abeilles et les autres insectes pollinisateurs.

Face à l'imminence d'une réglementation stricte et d'une phytolicence obligatoire, les services verts ont de plus en plus de possibilités pour lutter contre les mauvaises herbes par d'autres moyens

Lutte mécanique contre les mauvaises herbes

L'élimination des mauvaises herbes sur de petites surfaces est plus efficace si l'on utilise des méthodes mécaniques telles que le brossage, le binage ou le désherbage. Bien que ces pratiques soient très exigeantes en main-d'œuvre, gratter, arracher ou piquer manuellement les mauvaises herbes reste la solution la plus respectueuse de l'environnement. Même sur de grandes surfaces, un balayage régulier reste très efficace pour empêcher l'accumulation de matières organiques et la prolifération des mauvaises herbes.

Heureusement, il existe aujourd'hui des alternatives électriques qui allègent considérablement la charge de travail, comme la binette à batterie ou la brosse à désherber électrique. Par ailleurs, des brosseuses plus grandes sont quasiment indispensables pour l'entretien des grandes chaussées. Une pression optimale des brosses permet d'éviter l'usure rapide et l'endommagement des chaussées. Il faut cependant savoir que les brosses en acier peuvent répandre de petites particules métalliques sur le sol.

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Le binage fait d'une pierre deux coups: en plus de désherber, il protège l'équilibre hydrologique (Polet)

Méthodes thermiques

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Les brûleurs de mauvaises herbes sont un choix approprié pour les zones étroites semi-pavées où les machines plus grandes ne peuvent pas accéder et où le brossage est difficile (Polet)

Contrairement au glyphosate, les techniques thermiques constituent également une alternative non chimique pour lutter contre les mauvaises herbes. Les applications d'eau chaude donnent généralement de bons résultats, mais sont très énergivores. La température de l'eau est ici déterminante: plus elle est chaude, plus la végétation indésirable est détruite efficacement. Les nettoyeurs haute pression à eau chaude chauffent l'eau à une température élevée et constante, juste en dessous du seuil de vapeur (± 98°C).

Il existe également des brûleurs de mauvaises herbes qui fonctionnent au gaz ou à l'électricité. Les flammes des brûleurs à gaz génèrent les températures les plus élevées et visent donc un effet plus favorable. Toutefois, cela implique l'utilisation de combustibles fossiles, ce qui entraîne de grandes quantités d'émissions de CO2. La production d'un choc thermique à l'aide de brûleurs électriques offre donc une approche plus respectueuse de l'environnement, mais nécessite une consommation d'énergie relativement élevée.

Le brûlage pouvant avoir des effets négatifs sur la biodiversité du sol, il est recommandé de ne pas travailler à plat contre le sol. Il faut donc passer le brûleur brièvement au-dessus des mauvaises herbes pour que les cellules de la plante se réchauffent juste ce qu'il faut. La plante se dessèche alors et meurt complètement au bout de quelques jours.

Lutte biologique contre les mauvaises herbes

Les remèdes de maison, de jardin et de cuisine tels que le vinaigre, le sel et le chlore sont absolument déconseillés pour lutter contre les mauvaises herbes. Ces produits sont très nocifs pour l'environnement car ils endommagent le sol et déciment les insectes utiles. Privilégiez plutôt les méthodes de suppression biologique comme le paillis. Cette bonne couche isolante entre le sol et l'atmosphère permet non seulement d'arrêter les mauvaises herbes, mais aussi de favoriser la qualité du sol.

Le large éventail de paillis permet de distinguer grosso modo deux catégories: les paillis inorganiques, c'est-à-dire les matériaux présents dans le sol tels que le gravier, le sable et les billes de lave, et, d'autre part, les paillis organiques, c'est-à-dire les matériaux biodégradables tels que les écorces d'arbre, les billes de chanvre et de lin. Le choix du type de paillis dépend de facteurs tels que le sol, la plantation et l'emplacement. Les deux types de paillis sont idéaux pour le pavage, ce qui empêche d'emblée les mauvaises herbes de pousser.

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Le paillis ne supprime pas seulement les mauvaises herbes, il retient également l'humidité dans le sol, maintient une température optimale et prévient l'érosion

En outre, les toiles biodégradables, combinées à la plantation d'un couvre-sol, empêchent également la croissance des plantes indésirables. Ces toiles souples ont les mêmes propriétés que le paillis, sont très faciles à couper et sont stables aux UV. Par conséquent, il n'est pas nécessaire d'ajouter un revêtement supplémentaire, tel que de l'écorce. Après quelques années, la plantation devient dense et la toile se biodégrade.

Mesures préventives et sensibilisation

Il est préférable d'éviter la croissance des mauvaises herbes plutôt que de devoir les éliminer. Un plan de plantation bien conçu est donc la clé du succès. Ce faisant, tenez particulièrement compte des réglementations applicables et engagez-vous à une gestion future sans pesticides. Evitez d'utiliser des revêtements ouverts et des sols nus dans la conception, car cela augmente la probabilité d'une croissance imprévue des plantes. Il convient donc d'intégrer des couvertures végétales suffisantes et appropriées. Remplissez les tranchées avec un coulis résistant aux mauvaises herbes ou du sable broyé et, si nécessaire, utilisez un revêtement traité pour empêcher la croissance des mauvaises herbes.

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Lors de la plantation, nourrissez le sol avec un engrais organique pour stimuler la vie du sol (DCM)

En effet, les mauvaises herbes ne sont pas toujours un ennemi. La végétation spontanée offre de nombreux avantages écologiques qui contribuent au développement de la biodiversité. Par exemple, certaines espèces de mauvaises herbes diffusent des odeurs qui repoussent les insectes ou détruisent les bactéries nuisibles. En outre, les mauvaises herbes peuvent également constituer une source de nourriture utile pour les insectes et les petits animaux. Il convient donc de faire un choix éclairé avant de lutter contre les mauvaises herbes.

En collaboration avec de Belplant, DCM, ECOstyle et Polet

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Écrit par Suzanne Lazar
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