PremiumTapis d’herbe et de pelouse

Comment remédier aux dégâts causés par l'hiver au gazon?

Après un hiver humide ou peu abondant, de nombreuses pelouses présentent des signes d'usure. La formation de mousse et les taches chauves gâchent le gazon, alors qu'à Pâques, les gens s'attendent généralement à ce qu'il soit à nouveau impeccable. Selon Eric Truyens, Sales & Product Manager Belgium chez Advanta, une approche réfléchie au printemps est décisive pour le reste de la saison de croissance. "Bien que les bases d'un gazon sain soient déjà posées en automne avec une fertilisation adaptée en octobre ou novembre, la période printanière est le moment par excellence pour réparer les dégâts et revitaliser le gazon."

Mauro D'Abbenigno - 26 mars 2026

Le diagnostic détermine l'intervention

Après l'hiver, chaque pelouse présente une image différente. Dans certains jardins, le gazon est encore intact, tandis que dans d'autres, il présente des zones dénudées et/ou moussues. "La première chose à faire est d'évaluer correctement la situation. Si le tapis a bien résisté à l'hiver et présente encore une densité suffisante, une fertilisation de printemps de qualité et à action lente suffira. Si l'humidité du sol est suffisante, le gazon se rétablira de lui-même en quelques semaines. Le gazon redeviendra alors dense et s'égalisera progressivement sans qu'il soit nécessaire de prendre d'autres mesures draconiennes", explique Truyens.

Pourtant, un gazon en bonne santé après l'hiver est l'exception plutôt que la règle. "La fertilisation d'automne est souvent omise ou effectuée trop tôt, ce qui fait que le gazon n'accumule pas suffisamment de réserves pour l'hiver. La croissance est bloquée et la mousse occupe les espaces vacants. Dans ce cas, le processus de récupération demande plus d'attention, car le gazon est confronté à un retard important."

Dégager le lit de semence

Pour rattraper ce faux départ, la tentation est grande de prendre tout de suite le scarificateur. Pourtant, il est conseillé de commencer par traiter chimiquement les mousses présentes. "Scarifier immédiatement sans s'attaquer d'abord à la mousse entraîne une opération beaucoup plus intensive, qui est souvent associée à des dégâts plus importants sur l'herbe restante et à un résultat final moins propre", explique M. Truyens. "Le traitement préféré est donc un produit anti-mousse. Après environ deux semaines, la mousse devient brune et meurt, après quoi l'enlèvement mécanique se déroule sans trop de complications."

Ce n'est que lorsque la mousse a été entièrement travaillée qu'il est temps de procéder à la scarification proprement dite. Les lames du scarificateur doivent idéalement s'enfoncer d'un demi-centimètre dans le sol, ce qui permet au chaume et à la mousse morte de se détacher correctement. En cas de formation importante de mousse, il est conseillé de passer une deuxième fois dans le sens transversal pour tout dégager suffisamment. "Après cette opération, la pelouse a souvent l'air abîmée, mais c'est la logique même. Là où il y avait de la mousse, l'herbe avait disparu depuis longtemps. Ce n'est qu'en nettoyant complètement ces endroits que l'on créera l'espace nécessaire aux nouveaux semis."

Le bon mélange, c'est la moitié de la bataille

Une fois que la mousse a été enlevée et que le gazon a été remis à neuf, il faut ensemencer les endroits dénudés. "Les mélanges standard ne conviennent souvent pas aux pelouses existantes, car ils ne contiennent pas suffisamment d'espèces qui germent et s'établissent rapidement. Les variantes contenant une plus grande proportion de ray-grass donnent généralement de meilleurs résultats. Le marché professionnel utilise à cet effet des mélanges de rénovation spécifiques, tels que Renova d'Advanta, qui sont spécialement conçus pour le sursemis et la restauration et qui garantissent une repousse rapide et régulière."

Précision dans le sursemis

Le contact entre la semence et le sol est au moins aussi important. "Les semences de gazon qui ne restent que sur la surface germent mal et entraînent une occupation irrégulière", prévient Truyens. "Un sursemis effectué à l'aide d'une machine qui insère les semences à la profondeur souhaitée favorise une levée régulière."

La quantité de semences de gazon nécessaire est difficile à déterminer et dépend fortement de l'état de la pelouse. "S'il n'y a presque plus d'herbe, vous pouvez utiliser jusqu'à 3 kg par 100 m². Si la moitié de la pelouse est encore debout, environ 1,5 kg par 100 m² suffisent. Si le gazon est encore assez bon et que vous avez surtout scarifié pour aérer le sol, environ 1 kg par 100 m² suffit. Il n'y a donc pas de règle fixe."

FAITES ÉGALEMENT ATTENTION À LA TEMPÉRATURE DU SOL
Bien que le soleil puisse déjà se réchauffer considérablement en mars, les semences de gazon ne réagissent que lorsque la température du sol est d'au moins 10°C. "Ceux qui démarrent trop tôt verront leur pelouse se dégrader. "Ceux qui commencent trop tôt verront les semences de gazon réagir lentement, tandis que les mauvaises herbes, qui se développent à des températures plus basses, occuperont l'espace libre. L'utilisation d'un thermomètre du sol élimine ce risque."

Patience dans la fertilisation et le régime de tonte

Le moment choisi pour la première fertilisation détermine si le sursemis réussit ou s'il est étouffé. "Une autre erreur fréquente - tant chez les particuliers que chez certains professionnels - est de commencer à fertiliser immédiatement après le sursemis. C'est risqué car le gazon existant absorbe l'azote plus rapidement que les graines en germination. Cette croissance accélérée du vieux tapis prive le jeune gazon de la lumière et de l'espace nécessaires. Il faut donc attendre dix à quatorze jours, jusqu'à ce que les nouveaux brins d'herbe atteignent environ deux centimètres de haut", conseille Truyens.

La tonte nécessite également un certain contrôle. "La première tonte doit se faire de préférence à une hauteur d'herbe de 6 à 7 centimètres, en ne coupant que les fanes. Progressivement, la machine peut être réglée à une hauteur régulière d'environ 4 centimètres. N'oubliez pas l'influence des changements climatiques. Une fois que la graine a absorbé l'humidité et gonflé, le sol ne doit pas se dessécher. Un arrosage constant pendant les périodes sèches du printemps est nécessaire jusqu'à ce que le tapis soit complètement fermé."

En collaboration avec Advanta

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