La pompe à chaleur tout électrique est l'investissement le plus efficace, même dans les maisons mal isolées

Dans les bâtiments existants, le remplacement d'une chaudière par une pompe à chaleur air/eau tout électrique est l'investissement le plus efficace. C'est elle qui permet de réaliser le plus d'économies de CO2 par euro investi et de réduire le plus les coûts énergétiques. C'est ce qui ressort d'une nouvelle étude réalisée par TNO*. "La principale conclusion est que la pompe à chaleur tout électrique est financièrement et énergétiquement rentable plus rapidement dans tous les cas. Cette étude confirme les conseils et la vision que nous partageons avec le marché depuis un certain temps", déclare Rudy Grevers, directeur de la construction résidentielle chez Alklima / Mitsubishi Electric.
Les chercheurs de TNO ont principalement examiné le parc immobilier des associations de logement et les méthodes de rénovation qu'elles utilisent actuellement. Au rythme actuel, il sera impossible pour les sociétés de logement d'obtenir un parc de logements sociaux totalement exempt de gaz et de carbone d'ici 2050. Actuellement, l'accent est mis sur l'isolation. Mais dans le rapport, TNO écrit que l'isolation seule n'est pas suffisamment rentable. En fait, l'installation de pompes à chaleur entièrement électriques - en combinaison avec ou même sans isolation supplémentaire - est une approche beaucoup plus efficace pour les bâtiments existants. En outre, les chercheurs conseillent d'utiliser au moins une pompe à chaleur tout électrique prête à l'emploi lors de l'utilisation de systèmes hybrides.
Des conclusions claires
La différence entre une installation hybride (classique) et une installation hybride tout électrique est que cette dernière peut être utilisée comme une pompe à chaleur à part entière. La pompe à chaleur tout électrique prête à l'emploi fournit notamment une puissance appropriée (même à des températures plus basses) et peut également produire de l'eau chaude. Dans un premier temps, l'installateur peut l'associer à une chaudière de chauffage central, mais à terme, la pompe à chaleur peut donc fonctionner de manière autonome. Il s'agit d'une variante évolutive par rapport à la configuration hybride classique, qui ne le permet pas. "Compte tenu de l'augmentation des prix du gaz et d'un approvisionnement en gaz de moins en moins fiable, il est non seulement logique, mais aussi nécessaire que le gouvernement encourage constamment les pompes à chaleur tout électriques et la production d'énergie durable.
Une isolation extrême n'est pas nécessaire
"Le principal goulot d'étranglement des efforts actuels en matière de développement durable est le nombre apparemment considérable d'options", explique M. Grevers. "Mais si l'on examine de près les options de construction de logements existants qui sont réellement rentables et réalisables, la pompe à chaleur air/eau tout électrique est la seule qui reste. Ce rapport de TNO le confirme.
"À un niveau d'isolation de niveau D, la pompe à chaleur tout électrique présente les économies d'énergie les plus importantes par euro investi, mais aussi la réduction des coûts énergétiques la plus élevée. Ensuite, la pompe à chaleur tout électrique combinée à une meilleure isolation est la mesure la plus intelligente. En résumé, dans toutes les situations, il est préférable pour les occupants dans les opérations de développement durable de commencer par remplacer la chaudière de chauffage central par une pompe à chaleur tout électrique ou prête à l'emploi."
Hybride et prête à l'emploi
Selon les chercheurs, pour une partie des habitations, un système de pompe à chaleur hybride peut également permettre d'atteindre plus rapidement les objectifs climatiques. Mais les pompes à chaleur hybrides doivent alors être prêtes à fonctionner à l'électricité. "Cela correspond tout à fait à notre point de vue", déclare Rudy Grevers. "En raison des limites techniques d'un système de pompe à chaleur hybride classique, promu notamment par le lobby des chaudières, nous continuons à consommer du gaz naturel, en particulier pour l'eau chaude et le chauffage des locaux lorsque les températures extérieures sont plus basses. Des études récentes menées par l'industrie du chauffage central elle-même montrent qu'un système hybride permet d'économiser environ 75 % de gaz, et ce principalement pour le chauffage des locaux. Le reste de la consommation de gaz, soit environ 25 %, sert à la cuisson, au chauffage en dessous de zéro et à la préparation de l'eau chaude sanitaire. Nous pouvons donc conclure que, dans certaines limites, une petite pompe à chaleur assure déjà la majeure partie du chauffage dans les habitations existantes. Ces études confirment en fait qu'en choisissant correctement une pompe à chaleur à part entière et un modèle capable de produire de l'eau chaude sanitaire, on peut très facilement passer au tout électrique avec tous les avantages qui en découlent".
Des choix à l'épreuve du temps
M. Grevers est également conscient que certains facteurs environnementaux peuvent être limitants. "La congestion du réseau en est un exemple concret. Cela peut être une raison d'opter temporairement pour l'hybride, mais à notre avis, et selon les recherches de TNO, cela signifie qu'il faut toujours opter pour une pompe à chaleur prête à l'emploi tout électrique. Plus tard, par exemple lorsque vous aurez isolé ou modifié le système de distribution, vous pourrez retirer la chaudière à gaz sans problème.
*https://www.tno.nl/nl/newsroom/2026/03/combinatie-isoleren-warmtepomp
