La durée de vie des véhicules électriques s’avère positive
Alors que la transition vers les véhicules électriques (VE) s’accélère, de nombreux consommateurs restent incertains quant à leur rentabilité à long terme. Si le prix et l’autonomie sont souvent cités comme des freins à l’achat, la durée de vie des VE reste une inconnue. L'organisation de mobilité Touring s’appuie sur une étude récente publiée dans Nature Energy et sur les tendances du marché belge pour éclairer cette question.
Touring: "L’étude 'The Closing Longevity Gap Between Battery Electric Vehicles and Internal Combustion Vehicles in Great Britain' a analysé près de 300 millions de contrôles techniques de 29,8 millions de véhicules au Royaume-Uni. Les conclusions sont claires: les véhicules électriques modernes affichent une durée de vie comparable aux voitures essence. La durée de vie médiane d’un VE est estimée à 18,4 ans, soit presque autant qu’un modèle essence (18,7 ans), et leur kilométrage moyen atteint 199.849 km, les plaçant au même niveau que les moteurs thermiques."
En Belgique, les tendances confirment cette analyse. L’âge moyen des voitures a dépassé les 10 ans en 2024, une hausse constante due à l’amélioration de la qualité des véhicules et à la réticence des consommateurs face aux coûts d’achat et à l’incertitude fiscale (selon le dernier baromètre de Deloitte). Cela démontre que les VE peuvent s’inscrire dans cette dynamique et être conservés sur une longue période.
De plus, des données récentes de Car-Pass montrent que certains véhicules électriques en Belgique ont dépassé le demi-million de kilomètres et même atteint plus de 740.000 km en 10 ans. Un autre exemple frappant est celui d’un VE ayant parcouru plus de 666.000 km en un peu plus de 6 ans, prouvant qu’il est tout à fait possible d’opter pour un véhicule électrique, même pour un usage intensif.
Contrairement aux idées reçues, un VE peut être un investissement fiable et rentable, avec un amortissement financier et économique comparable à celui d’un véhicule thermique. Bien que leur prix d’achat soit en moyenne 12.000 euros plus élevé, cet écart est compensé par des coûts d’utilisation réduits: l’électricité reste plus abordable que le carburant, l’entretien est moins coûteux grâce à un nombre réduit de pièces mobiles et les modèles récents bénéficient d’une longévité accrue. Ainsi, plus un VE est conservé longtemps, plus il devient économiquement intéressant.
L’une des principales préoccupations des automobilistes reste la durée de vie des batteries. Pourtant, l’étude révèle que les batteries modernes dépassent généralement les 160.000 km garantis par les constructeurs, et que certains modèles, comme ceux de Tesla et Nissan, affichent même une durée de vie supérieure à celle du véhicule lui-même.
Toutefois, selon Deloitte, la valeur de revente des VE reste une incertitude pour certains automobilistes. En Belgique, seulement 5% des acheteurs de voitures d’occasion envisagent un VE, contre 20% pour les achats neufs, et 15% des consommateurs expriment des inquiétudes quant à leur revente. Néanmoins, la fiabilité des batteries et l’amélioration constante des technologies devraient progressivement stabiliser leur valeur sur le marché de l’occasion.
Dans un contexte où de nombreux automobilistes belges reportent l’achat d’un nouveau véhicule en raison de l’incertitude fiscale et du coût des modèles récents, la longévité des VE devient un atout majeur.
Touring encourage les automobilistes à considérer les VE comme une alternative viable pour un usage à long terme. Contrairement aux idées reçues, ils offrent aujourd’hui une durée de vie comparable aux véhicules thermiques, tout en étant plus économiques à l’usage.